A l’occasion de la sortie du neuvième tome de Sweet Home, attardons nous dans ce webtoon dont le succès lui a ouvert les voies d’une adaptation en série TV par Netflix. Une déclinaison qui a permis de faire découvrir l’œuvre à un public encore plus large que le cercle des amateurs habituels de webtoon, permettant d’aboutir à la commercialisation par Ki-oon de la version papier dont il est question aujourd’hui. Plongée dans un monde où l’horreur et le suspense se mêlent avec brio.
De nouveaux venus ont sauvé la mise aux résidents en éliminant le monstre géant à l’aide de leur bus blindé, mais leurs intentions sont loin d’être amicales : ce sont en effet des criminels évadés de prison prêts à tout pour imposer leur loi ! Quoi qu’il en soit, le danger est toujours présent dans l’immeuble et, par la force des choses, les humains doivent coopérer, notamment face à la créature aux tentacules, qui est bien décidée à survivre à leurs attaques… Arriveront-ils à s’en débarrasser définitivement ?
Sweet Home est édité chez Ki-oon et est vendu au prix de 7,20€.
Critique réalisée à partir d’un exemplaire fourni par l’éditeur.
Sweet Home commence en nous entraînant dans le quotidien d’un jeune homme solitaire du nom de Hyun Cha. Après avoir perdu toute sa famille dans un tragique accident, Hyun déménage dans un immeuble lugubre. Mais rapidement, il réalise que ses nouveaux voisins sont en proie à d’étranges transformations, se métamorphosant en créatures monstrueuses. La suite, vous l’imaginez facilement sans avoir à rentrer dans les détails : de la survie, du sang, et des drames humains en pagaille. La grande force de Sweet Home réside dans son habileté à mélanger horreur psychologique et action effrénée. Les scénaristes jouent avec les nerfs du lecteur, dévoilant progressivement les mystères qui entourent ces métamorphoses effrayantes. Chaque chapitre apporte son lot de surprises, maintenant une tension constante qui pousse à dévorer les pages les unes après les autres.
Au-delà de son intrigue haletante, « Sweet Home » brille également par la profondeur de ses personnages. Brisé par le deuil, Hyun Cha est en proie à des pensées suicidaires et sa lutte pour survivre dans ce monde cauchemardesque, tout en essayant de retrouver une raison de vivre, offre une dimension émotionnelle particulièrement poignante. Les autres résidents de l’immeuble, tout aussi marqués par les épreuves de la vie, ne sont pas en reste, chacun apportant une touche unique à l’histoire.
Visuellement, Sweet Home est une vraie douceur pour les yeux. Enfin, si l’on peut utiliser ce terme vu les évènements qui sont narrés. Les dessins sont détaillés, la mise en scène est dynamique, et les scènes d’action sont rendues avec une intensité remarquable, où chaque coup et chaque affrontement semblent presque palpables. Le webtoon joue également habilement avec les contrastes de lumière et d’ombre pour accentuer l’atmosphère oppressante de l’immeuble et la transformation progressive des personnages en monstres.
Dans le neuvième tome qui a motivé la rédaction de ce papier, Sweet Home plonge encore plus profondément dans le chaos et la désolation. avec des humains et des monstres, tous deux sources de menace, s’affrontent avec brutalité. Mais ce volume ne se résume pas à cela et dévoile des révélations saisissantes et tout en semant le trouble avec quelques mystères inquiétants. Bien que l’on ne soit pas toujours certain de la direction du scénario, les idées mises en scène sont efficaces, maintenant un suspense constant qui captive le lecteur.
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Sweet Home
Bon
Œuvre complexe qui mêlant thriller, drame humain et horreur viscérale, le tout porté par des personnages attachants et une direction artistique soignée, Sweet Home est incontournable pour les amateurs de récits d’horreurs. Toujours aussi agréable à lire au bout de neuf tomes, la série prend une tournure surprenante, renforçant une intrigue qui n’avait jamais connu de véritable coup de mous malgré, paradoxalement, une impression de ne jamais trop avancer.