Nouveauté dark-fantasy de chez Pika Edition, Twelve Demon King peine à marquer les esprits en n’étant ni bon, ni fondamentalement mauvais. Le potentiel était pourtant là.


Twelve Demon Kings

Synopsis

Dans un monde où les démons sèment le chaos et la destruction, l’humanité a perdu tout espoir et vit ses derniers instants. Seul un mystérieux individu ne baisse pas les bras. Son nom : Adu. Rassemblant une équipe d’habiles combattants, il s’est mis en tête d’éliminer un à un les surpuissants douze rois-démons qui règnent sur l’Enfer. Mais ce chevalier n’est pas celui qu’on croit et cache un secret des plus terrifiants…

Twelve Demon Kings est édité chez Pika Edition et est vendu au prix de 7,50€.

Critique réalisée à partir d’un exemplaire fourni par l’éditeur.


Il ne fait pas peu dire que Twelve Demon Kings ne s’embarrasse pas d’une longue introduction pour planter les bases de son univers. Un monde tombé dans le chaos en raison de douze rois-démons, un personnage du nom d’Adu parti défier une à une ces menaces pour l’humanité en compagnie de compagnons, il suffit tout juste d’une vingtaine de page à l’auteur pour présenter les enjeux de son manga, permettant ainsi au lecteur de se plonger immédiatement dans le feu de l’action. Un parti pris plutôt salutaire étant donné que la grande force du titre ne réside pas vraiment dans son univers ou son scénario.

Avec son monde aux accents médiévaux avec des monstres, des chevaliers, de la magie, des trolls, Twelve Demon Kings ne cherche clairement pas à révolutionner le genre du dark-fantasy. Que ce soit les personnages ou l’environnement qui les entoure, difficile de trouver un véritable cachet qui permettrait au manga de se démarquer des autres productions du genre. Générique au possible, le design des personnages pourrait être issu de n’importe quelle autre oeuvre du même type que l’on n’y verrait que du feu, cela rendant au passage toute possibilité d’attachement de la part du lecteur fortement compliqué. Seul le personnage d’Adu arrive à se démarquer de la masse et à donner de la saveur au récit, ce qui quand même le minimum syndical quand on sait que toute l’histoire tourne autour de lui.

Twelve Demon Kings

N’éprouvant aucune empathie pour les humains et arborant un visage neutre de toute émotion hormis un petit rictus légèrement irritant, Adu se révèle (très) rapidement être en fait un des fameux douze rois-démons. Une révélation que l’on sent toutefois venir de loin et qui donne à Twelve Demon Kings un faux-air d’ersatz de Seven Deadly Swords version dark-fantasy. Désireux de devenir humain, notre héros a ainsi noué un pacte avec un ange lui permettant de quitter son état à la condition de mettre fin à la vie de ses onze compères démoniaques. A chaque mise à mort, Adu va cependant perdre petit à petit ses pouvoirs sur-humains l’obligeant à s’allier à de simples mortels dotés de capacités sortant du lot. Une tâche qu’il va devoir remettre en oeuvre suite à l’extermination de son ancienne équipe durant les toutes premières pages du manga.

Oubliable sur le fond, Twelve Demon Kings est toutefois beaucoup plus qualitatif sur sa forme. Bien que pouvant être parfois brouillon lors des affrontements, le dessin est de manière générale d’excellente qualité avec un design des démons aussi impressionnant que celui des humains peut être sans saveur. Passionné par le dessin de monstres depuis son enfance, l’auteur a en effet apporté un soin tout particulier à celui-ci et les dernières pages du volume permettent d’en découvrir un peu plus sur tout le travail préparatoire à leur mise sur papier. Quant à l’apparition des rois-démons, celle-ci aboutit à des planches tout simplement fabuleuses. On aurait tellement aimé que tout soit du même niveau de qualité…

Twelve Demon Kings
Twelve Demon Kings
Note des lecteurs0 Note0
Les plus
Un joli coup de crayon...
Quelques idées intéressantes...
Le design des monstres
"Dark" sans tomber dans la facilité du "gore"
Les moins
... toutefois assez brouillon
Un scénario toutefois pas si original que ça
Personnages sans grande saveur et au design peu inspiré
Univers générique
5
En deux mots